Leurs bannières - Les amis de Tournai - Royale Syndicat d'Initiative -

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Rappel
Nous sommes au Moyen Âge.
Chaque corporation comprend 3 degrés : les maîtres, les compagnons et les apprentis. Elles forment une confrérie placée sous l'autorité d'un saint patron, dont les membres se réunissent pour un banquet annuel.

Les artisans d'une même profession s'installent dans la même rue où l'animation est constante. Chacun travaille au rez-de-chaussée, dans un atelier qui ouvre sur la rue, de telle sorte que l’on puisse contrôler son ouvrage à n’importe quel moment.
Chaque métier avait généralement son quartier ; aujourd’hui encore, nombre de rues tirent leur nom des artisans qui les occupaient. Avec chaque bannière, vous trouverez quelques lieux de paroisses où des corporations qui s'y étaient implantées. Ces bannières sont d'ailleurs visibles sur la Grand-Place de Tournai.
Les apothicaires.
L’entrée en apprentissage requiert une certaine fortune (pour les études, les frais de maîtrise et l’officine), des connaissances (grammaire, latin, rhétorique), un minimum de quatorze ou seize ans et parfois l’appartenance à la religion catholique.

Apprentis (stage pratique), puis compagnons (perfectionnement), les futurs maîtres passent des examens, notamment sur les plantes, la composition et la préparation des médicaments, et doivent réaliser un chef-d’œuvre, de difficulté variable suivant les communautés.

L’ouverture de la boutique, signalée par une enseigne au sujet caractéristique, s’accompagne de certaines formalités et d’un serment.

Ils formaient la 5ème bannière. - Patron : Saints Côme et Damien
Les orfèvres.
Les communautés d’orfèvres, organisées en puissantes corporations depuis le XIIème siècle, ont pour prérogative exclusive de "fabriquer et vendre tous les objets d’or et d’argent, quels qu’ils soient, et de les orner de pierreries".

Un apprentissage de huit ans est nécessaire avant la présentation d’un chef-d'œuvre, l’admission à la maîtrise et l’enregistrement d’un poinçon, marque personnelle du nouvel orfèvre. Il leur était interdit de travailler le dimanche, les jours de fête et les trois jours entourant Noël.

Dès le XIVème siècle, chaque communauté d’orfèvres a son poinçon dit de jurande. Ce poinçon certifie le titre du métal (la qualité de l’alliage) et donc sa conformité avec les ordonnances en vigueur.

Aux XIVème et XVème siècles, chaque orfèvre fait l’acquisition de son propre poinçon. Ce "poinçon de maître" lui sert de signature professionnelle et de garantie vis-à-vis des acheteurs.

A Tournai, on retrouvait :
• Les Charrons, dans la paroisse St Piat, rue des Karreliers (rue des Carliers)
• Les Cloutiers, Selliers et Eperonniers dans la paroisse Notre-Dame, à La Lormerie (rue des Chapeliers)

Ils formaient la 13ème bannière - Patron : Saint Eloi
Les bouchers.
Les bouchers se trouvent réunis en une puissante corporation. Eux seuls pouvaient abattre, dépecer et faire le commerce de viande.

La ville médiévale est le théâtre d'activités professionnelles variées. Parmi ces professions, les métiers de l'alimentation ont une place fondamentale dans l'économie urbaine en raison de leur fonction nourricière. Dans cette économie, le boucher occupe une place emblématique et primordiale. En effet, contrairement à une idée reçue les habitants des villes au Moyen Âge sont de grands consommateurs de viande.

Il en résulte une grande richesse du boucher dans les villes, ce qui lui vaut d'être bien souvent jalousé voire méprisé en raison de la nature même de son métier : la mise à mort.
Les bouchers font preuve d'un esprit d'indépendance et de défiance envers les autorités.

À Tournai, on retrouvait :
• Les Poissonniers dans la paroisse St-Piat, à la Piscenerie (Quai des Poissonsceaux)
• Les Bouchers dans la paroisse Notre-Dame, à La Macelerie ou Machekelerie (rue de la Triperie) ainsi qu'au Capon (rue de la Tête d'or)
On les retrouve aussi dans la paroisse St-Jacques à la rue au Viel (Rue des Bouchers Saint-Jacques)
• Les abatteurs dans la paroisse Ste-Marguerite, à la rue de l'Ecorche-Keval (rue de l'Ecorcherie)

Ils formaient la 15ème bannière.  - Patron : Saint Nicolas

Les maréchaux-ferrants.
Cet artisan et ses apprentis travaillent tôt le matin et tard le soir.
Voyageurs, cavaliers, paysans se pressent dans l’atelier qui ne désemplit pas.
On y veille parfois. C’est un lieu convivial, comme le café ou la place du marché.

Sûr de lui et expert écouté, le maréchal est aussi vétérinaire, dentiste et guérisseur.
Son marteau, comme celui du meunier, a le pouvoir de guérir.

A Tournai, on retrouvait :
• Les Charrons dans la paroisse St-Piat, rue des Karreliers (rue des Carliers)
• Les Cloutiers, Selliers et Eperonniers dans la paroisse Notre-Dame à La Lormerie (rue des Chapeliers)
• Les Cordonniers dans la paroisse Notre-Dame à la rue de la Cordewanerie (rue des Cordonniers)

Ils formaient la 20ème bannière. - Patron : Saint Eloi
Les bateliers.
La ville étant traversée par l'Escaut, tous les métiers découlant de ce phénomène géographique existeront au sein de corporations telles les bateliers.
Péniches et mariniers.

D'écluse en écluse, de courant de rivière en chemin de halage, les bateliers ont la vie rude. Seuls, les bateliers pouvaient transporter les marchandises par eau pour la ville et sa banlieue aidés par les compagnons pilotes qu'ils avaient nommés.

Les gains de chacun étaient remis à un receveur qui en faisait la répartition entre tous les membres.

Ils formaient la 22ème bannière. - Patron : Saint Nicolas
Les maçons.
L’accession à la maîtrise donne au maçon le droit de faire "acte de maître", c’est-à-dire d’entreprendre des travaux pour son compte et d’embaucher.
Il est garant pendant dix ans de la qualité de ses ouvrages sans pouvoir dégager sa responsabilité en accusant architecte ou propriétaire.
Il peut faire condamner à de fortes amendes le compagnon qui voudrait faire acte d’entrepreneur à sa place.

Pour accéder à la maîtrise, il faut réaliser un chef-d'œuvre jugé par la communauté des maîtres maçons, fournir des garanties de "bonne vie et mœurs" et payer les droits d’enregistrement de son nouveau titre.

Au Moyen Âge, la même corporation comprenait les maçons, les tailleurs de pierre, les plâtriers et les mortelliers ; les uns et les autres étaient sous la surveillance du maître maçon qui dirigeait la construction.

A Tournai, on retrouvait :
Les Tailleurs de pierre dans la paroisse St-Piat, à la Taille-Pierre (Quai des Tailleurs de Pierre)
Les Menuisiers dans la paroisse St-Piat, à la rue des Hugiers (rue Madame)

Ils formaient la 26ème bannière. - Patron : Saint Blaise
Les potiers.
La situation sociale du potier est très variable selon sa place dans la hiérarchie du métier et l’importance des ateliers.

Les maîtres potiers, propriétaires de leurs ateliers sont des gens aisés, qui savent lire, écrire et compter.
En revanche, les maîtres potiers-métayers sont souvent aussi pauvres que des ouvriers.
Le tourneur est le plus qualifié, le plus apprécié et le mieux payé des ouvriers. Il est rémunéré à la pièce, au compte ou à la journée.

A Tournai, on retrouvait :
• Les Potiers dans la paroisse St-Brice à la Poterie (Vieux marché au Poteries ?)

Ils formaient la 34ème bannière. - Patron : Sainte Catherine
Les tapissiers.
Jusqu’au XIIIème siècle, le terme de "Tapissier" sert à désigner indifféremment ceux qui créent, qui fabriquent des tapisseries ou des tapis, qui exécutent des ensembles décoratifs, qui utilisent tous les textiles et cuirs, contribuant au confort et à la décoration des intérieurs.

Regroupés très tôt en corporation, les tapissiers, dont l'activité initiale est la décoration murale des églises, fréquentent les "grands" du royaume et jouissent à ce titre de nombreux privilèges. Ils prenaient alors le titre de "Valets Tapissiers" et pouvaient porter l'épée. Les Tapissiers-Courtepointiers fournissaient les meubles de tapisserie, des lits, et même des équipages de guerre.

A Tournai, on retrouvait :
• les Teinturiers dans la paroisse Notre-Dame, à la Taintenerie (Quai Notre-Dame)
• les Cordonniers dans la paroisse Notre-Dame, à la rue de la Cordewanerie (rue de la Cordonnerie)
• les Tanneurs dans la paroisse St-Brice, rue de la Tannerie (Quai Vifquin)
• les tanneurs / Corroyeurs dans la paroisse St-Jacques, rue des Conreurs (rue des Corriers)
• les Foulons dans la paroisse Ste-Marguerite, rue des Foulons
• les Peigneurs de laine dans la paroisse St-Piat à la rue des Piniers (rue des Paniers)

Ils formaient la 12ème bannière. - Patron : Saint François d’Assise
La confrérie et son Saint Patron :
Saint Eloi, patron des orfèvres,
Saint Joseph, patron des charpentiers,
Saint Luc, patron des peintres…
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